Le secteur de l’expertise comptable

L’expertise comptable constitue un secteur essentiel à la gestion des entreprises, avec des besoins réguliers en comptabilité, fiscalité, paie et conseil.

L’activité des cabinets reste globalement stable, malgré une conjoncture économique qui fragilise certains clients et accentue la pression sur les tarifs.

Selon l’OMECA, 67 % des cabinets interrogés déclarent une activité stable au premier semestre 2025.

Les difficultés des entreprises renforcent toutefois la demande de conseil pour piloter la trésorerie, maîtriser les coûts et anticiper les risques.

Sur le plan de l’emploi, la branche de l’expertise comptable et de l’audit se distingue par une forte proportion de contrats durables : 98 % de CDI.

Les recrutements ralentissent, mais les difficultés persistent : près de la moitié des cabinets ayant recruté en 2025 signalent des difficultés à trouver les profils recherchés.

Les débouchés concernent notamment les collaborateurs comptables, gestionnaires de paie, responsables de dossiers et experts-comptables.

L’expérience, la maîtrise technique et la capacité à accompagner les clients constituent des atouts pour évoluer vers davantage de responsabilités.

La facturation électronique, l’automatisation et l’intelligence artificielle transforment progressivement les méthodes de travail des cabinets.

Ces évolutions renforcent l’importance de l’analyse, du contrôle des données, du jugement professionnel et du conseil.

La maîtrise des outils numériques doit ainsi s’articuler avec la rigueur, la confidentialité et les compétences relationnelles.

Dans ce contexte, la VAE permet de valoriser l’expérience acquise et de soutenir une progression dans la filière comptable.

Le diplôme d’expertise comptable (DEC) est lui-même accessible par la VAE, selon une procédure exigeante.

L’exercice de la profession d’expert-comptable reste soumis aux conditions d’inscription à l’Ordre.

L’expert-comptable établit, contrôle, surveille, les comptes de l’entreprise cliente. Il en atteste la cohérence et la conformité auprès de l’administration fiscale.

Il va veiller au respect de la loi et des réglementations, aider la structure à gérer la complexité administrative et plus globalement gérer la structure (tableau de bord, coûts de revient…) mais son activité va au-delà.  En effet, il peut aussi apporter une aide lors de la création d’une entreprise, dans son développement plus globalement ou de lors de sa transmission. L’expert-comptable a donc des compétences de conseil qui dépassent le cadre de la comptabilité.

Les activités de l’expert varient selon la taille du cabinet dans lequel il intervient mais aussi de ses clients. Ses missions et ses secteurs d’intervention sont larges.

Le portefeuille client de l’expert-comptable peut le conduire à se déplacer fréquemment. A noter également une périodicité dans son activité et notamment une très forte activité en période de bilans et comptes annuels.

Les évolutions possibles

Les experts-comptables exercent à 90 % en libéral, mais beaucoup ont débuté en tant que salariés. La principale évolution professionnelle est donc le passage du statut de salarié à celui de libéral.

Le salariat permet dans un premier temps de confirmer sa pratique professionnelle et de créer des contacts qui faciliteront une installation ultérieure en indépendant. En effet, pour passer en indépendant l’expert-comptable doit se constituer ou racheter une clientèle personnelle.

L’expert-comptable salarié peut aussi racheter des parts du cabinet qui l’emploie et devenir associé.

Il peut également décider de travailler au sein d’un service financier dans une grande entreprise ou assurer les fonctions de commissaire aux comptes.

A noter que la grande majorité des experts-comptables sont aussi commissaires aux comptes.

La rémunération de l’expert-comptable

C’est une profession rémunératrice. L’expert-comptable percevra une rémunération qui dépendra de l’étendue des missions qui lui sont confiées (facturation au taux horaire ou au forfait)

Les salaires dans le secteur pourront varier en fonction des champs d’intervention (expertise comptable, audit, …)

Tout expert-comptable souhaitant pouvoir proposer des services comptables sans être salarié doit être titulaire du diplôme d’expertise comptable (DEC).

Expert comptable homme et une secrétaire faisant le rapport calculant l
homme comptable travaillant sur des documents
équipe d
comptable femme tapant sur sa calculatrice
fiche de salaire et calculette

Le diplôme d’expert-comptable (DEC) correspond à un bac+8. Il est inscrit au RNCP (Répertoire National des Certifications professionnelles).

Il est possible de valider le Diplôme d’Expertise Comptable (DEC) par le biais de la VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) depuis 2020.

L’obtention d’un diplôme par la voie de la VAE dans le secteur de l’expertise comptable peut permettre de :

  • Sécuriser le parcours professionnel
  • Permettre d’envisager une évolution de carrière dans le secteur

Les modalités d’accès au diplôme d’expert-comptable (DEC) par la VAE sont fixées dans l’arrêté du 13 février 2019 (BOESR n° 26 du 27 juin 2019).

L’obtention du diplôme permettra par la suite de solliciter l’inscription au tableau de l’ordre des experts-comptables et d’exercer la profession d’expert-comptable.

Le diplôme d’expert-comptable (DEC) permet également, sous certaines conditions, de solliciter son inscription sur la liste des commissaires aux comptes (C. com., art. R. 822-1) et d’exercer la profession d’auditeur légal.

Le CPF (compte personnel formation) permet le financement des frais de procédure et d’accompagnement VAE pour les diplômes du secteur de l’expertise comptable. Dans le cas où le montant du compte CPF n’est pas suffisant, un abondement est possible par l’employeur ou par le salarié.

Les salariés du secteur de l’expertise comptable peuvent bénéficier d’une prise en charge totale ou partielle du coût de leur projet VAE dans le cadre du plan de développement des compétences de l’entreprise ou par Transitions Pro s’ils sont salariés du secteur privé, intérimaires ou intermittents. Les salariés en CDD dont le contrat a pris fin dans les douze mois précédant la demande de financement peuvent aussi bénéficier de cette aide.

L’employeur peut financer directement ou faire prendre en charge les frais de la VAE du DEC par son Opco.

La branche des cabinets d’expertise comptable et de commissariat aux comptes a désigné le même opérateur que les sociétés de conseil, les services financiers, les bureaux d’études techniques, les assureurs, le numérique et la banque c’est-à-dire l’OPCO Atlas depuis avril 2019.

Si l’accompagnement est réalisé sur le temps de travail, le salarié peut bénéficier d’un congé de 48 heures pendant lequel il est rémunéré à hauteur de son salaire habituel.

Pour les salariés du privé exposés à des facteurs de pénibilité et disposant d’un compte personnel de prévention (C2P), un financement de leur parcours VAE peut être mobilisé par le biais des Associations Transitions Pro Régionales

Pour les demandeurs d’emploi, dans certaines régions, un chéquier VAE, financé par le Conseil Régional, permet la prise en charge des frais d’accompagnement VAE sous réserve d’avoir obtenu une recevabilité VAE favorable et d’être accompagné par un organisme certifié Qualiopi (Ou label équivalent). Le niveau de prise en charge est variable selon les régions et le profil du demandeur d’emploi. Si nécessaire, ce financement peut être complété par le CPF.

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