Le secteur de la santé

Le secteur de la santé occupe une place majeure dans l’économie française et offre des emplois sur l’ensemble du territoire.

Il rassemble les hôpitaux publics, les cliniques privées, les soins de ville et les services de soins à domicile.

Selon la Drees, les dépenses courantes de santé atteignent 333 milliards d’euros en 2024, en hausse de 3,6 % sur un an.

Le vieillissement de la population et les maladies chroniques entretiennent des besoins importants en soins et en accompagnement.

L’activité reste soutenue, mais les établissements doivent composer avec des contraintes financières et organisationnelles.

Le déficit des hôpitaux publics demeure élevé et limite leurs capacités d’investissement.

Le développement des soins ambulatoires et de l’hospitalisation à domicile fait également évoluer les organisations et les métiers.

Sur le plan de l’emploi, les effectifs salariés des établissements de santé auraient progressé de 1 % en 2025, selon les premières estimations de la Drees.

Les besoins de recrutement restent importants, notamment pour les aides-soignants et les infirmiers.

En 2025, France Travail relève une hausse des intentions d’embauche de 3,9 % pour les aides-soignants et de 4,9 % pour les infirmiers.

Les perspectives varient toutefois selon les professions, les établissements et les territoires.

La charge de travail, les horaires décalés et la pénibilité constituent des enjeux majeurs de recrutement et de fidélisation.

Les compétences techniques, la qualité de la relation avec les patients et le travail en équipe sont essentiels.

Les outils numériques transforment aussi les pratiques et renforcent l’importance de la confidentialité et de la sécurité des données.

Dans ce contexte, la VAE permet de valoriser l’expérience pour les certifications accessibles par cette voie, notamment le diplôme d’État d’aide-soignant.

Elle soutient la qualification et l’évolution professionnelle, dans le respect des conditions d’exercice propres à chaque métier.

Sources : Drees, France Travail et France VAE.

Seuls certains diplômes peuvent faire l’objet d’une reconnaissance par la voie de la VAE, notamment pour des métiers où les besoins de professionnels sont grands. Pour l’ensemble des diplômes sanitaires ouverts à la VAE, la durée totale d’activité exigée pour pouvoir engager une démarche de VAE est de 1 an, soit 1607 heures. Les principaux diplômes du secteur de la santé accessibles en VAE et qui sont le plus souvent demandés sont les suivants :

– diplôme d’état d’aide-soignant (DEAS)

– diplôme d’état d’auxiliaire de puériculture (DEAP)

– diplôme de préparateur en pharmacie hospitalière (DPPH)*

– diplôme d’état d’ergothérapeute (DERGO)

*En plus, le candidat à la VAE doit fournir la copie de son brevet professionnel de préparateur en pharmacie ou de son autorisation d’exercice.

Cependant, de nombreuses autres professions du secteur, notamment dans le paramédical, sont ouverts à la VAE comme par exemple les assistants ou auxiliaires médicaux, dentaires, en prothèse, les auxiliaires de soins, les diététiciens, les opticiens lunetiers, les prothésistes dentaires ou orthésistes… Ces métiers sont accessibles par l’intermédiaire d’une certification spécifique ou d’un diplôme de l’éducation nationale (CAP, BEP, Bac Professionnel, BTS), ces derniers ayant la particularité d’être tous accessibles par la VAE. Les métiers de l’ingénierie, de la coordination des soins, du management d’établissements de santé ont aussi leurs diplômes dans l’enseignement supérieur et sont eux-aussi accessibles à la VAE.

dans une chambre d
dans une salle femme infirmière de puériculture qui sourit et osculte un bébé allongé que une table à langer et qui est accompagné de sa maman

L’obtention d’un diplôme en VAE dans le secteur de la santé peut :

  • Sécuriser le parcours professionnel
  • Faciliter une entrée en formation diplômante
  • Permettre d’envisager une évolution de carrière dans le secteur

Quelques exemples de diplômes accessibles en VAE :

Niveau 3 :

  • CAP de Podo-Orthésiste
  • BEP d’Auxiliaire en prothèse dentaire
  • BEP d’Optique Lunetterie
  • Titre Professionnel d’Agent(e) technique prothésiste et orthésiste
  • Diplôme d’Etat d’Ambulancier (DEA)

Niveau 4 :

  • Diplôme d’Etat d’Auxiliaire de Puériculture (DEAP)
  • Diplôme d’Etat d’Aide-Soignant (DEAS)
  • Bac professionnel Prothèse Dentaire
  • Bac professionnel Accompagnement, soins et services à la personne
  • BTM Prothésiste Dentaire
  • Titre RNCP de Secrétaire médicale (plusieurs certificateurs possibles)
  • Titre RNCP d’Assistant Dentaire

Niveau 5 :

  • Diplôme de Préparateur en Pharmacie Hospitalière (DPPH)
  • BTS Analyses de biologie médicale
  • BTS Diététique
  • BTS Opticien Lunetier
  • BTS Podo – Orthésiste
  • BTS Prothésiste dentaire
  • BTS Prothésiste orthésiste

Niveau 6 :

  • Diplôme d’État d’Ergothérapeute (DEERGO)
  • Diplôme d’Etat d’Infirmier de Bloc Opératoire (DEIBO) ! pour les titulaires d’un DEI uniquement

Niveau 7 :

  • Titre Attaché de Recherche Clinique
  • Master Sciences, technologies, santé mention santé publique
  • Master Droit, économie, gestion mention management sectoriel – Hygiène et qualité des soins
  • Master Droit, économie, gestion mention management sectoriel – Management des organisations en santé
femme prothésiste dentaire qui est entrain de créer une prothèse dans un cabinet
dans un magasin d
un homme et une femme en blouse blanche qui sourient dans la salle de préparation en pharmacie

Le CPF (compte personnel formation) permet le financement des frais de procédure et d’accompagnement VAE pour les diplômes du secteur de la santé. Dans le cas où le montant du compte CPF n’est pas suffisant, un abondement est possible par l’employeur ou par le salarié.

Les salariés du secteur de la santé, peuvent bénéficier d’une prise en charge totale ou partielle du coût de leur projet VAE dans le cadre du plan de développement des compétences de l’entreprise ou par Transitions Pro s’ils sont salariés du secteur privé, intérimaires ou intermittents. Les salariés en CDD dont le contrat a pris fin dans les douze mois précédant la demande de financement peuvent aussi bénéficier de cette aide.

L’employeur peut financer directement ou faire prendre en charge par son Opco. Cf. https://www.cpformation.com/opco/liste-des-opco/.

Les principaux OPCO du secteur de la santé sont :

Si l’accompagnement est réalisé sur le temps de travail, le salarié peut bénéficier d’un crédit de 48h pendant lequel il est rémunéré à hauteur de son salaire habituel.

Pour les salariés du privé exposés à des facteurs de pénibilité et disposant d’un compte personnel de prévention (C2P), un financement de leur parcours VAE peut être mobilisé par le biais des Associations Transitions Pro Régionales

Pour les demandeurs d’emploi, dans certaines régions, un chéquier VAE, financé par le Conseil Régional, permet la prise en charge des frais d’accompagnement VAE, sous réserve d’avoir obtenu une recevabilité VAE favorable et d’être accompagné par un organisme certifié Qualiopi (Ou label équivalent). Le niveau de prise en charge est variable selon les régions et le profil du demandeur d’emploi. Si nécessaire, ce financement peut être complété par le CPF.

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